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Interventions sur "alimentaire"

511 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrancesca Pasquini, rapporteure :

Dans l'exposé sommaire de l'amendement CE55, vous semblez vous satisfaire du fonds proposé par le Gouvernement, alors qu'il est tout à fait insuffisant. La ligne budgétaire de 20 millions d'euros qui a été annoncée ne représente que 2 euros par personne en précarité alimentaire. Cela ne correspond absolument pas aux très nombreuses annonces faites par votre majorité ces dernières années concernant la mise en place d'un chèque alimentaire, dont le coût est estimé entre 6 et 7 milliards d'euros par an – soit l'équivalent de ce que coûterait notre mesure. Si le groupe Renaissance souhaite sincèrement travailler à un dispositif ambitieux d'ici à l'examen en séance, j'y suis...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSébastien Jumel :

La majorité propose, avec son amendement, de redonner de l'argent qu'elle a déjà donné et dénature ainsi le texte. Nous voterons contre. Le chèque alimentaire de 50 euros est nécessaire et doit exclure les produits provenant du Mercosur ou de mauvaise qualité nutritionnelle.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSébastien Jumel :

Cet amendement vise à instaurer un panier anti-inflation – un vrai, celui-ci, pas celui que Bruno Le Maire a présenté sur tous les plateaux télé pour immédiatement l'abandonner. Il concernerait les produits agricoles et alimentaires qui connaissent des évolutions de prix excessives. Il serait défini chaque année par le Gouvernement et porterait sur une liste de produits dont le prix serait fixé à un niveau inférieur à l'inflation. Lorsque les supermarchés s'en chargent, ils incluent dans leurs paniers les produits les plus chers et les plus mauvais : ce sont des paniers percés et non des paniers anti-inflation.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCyrielle Chatelain :

La réécriture que vous venez d'adopter n'octroie que 2 euros par personne – même pas par mois ! –, alors que l'inflation est colossale : c'est indigent au regard de la difficulté dans laquelle se trouvent les Français. Alors donnez au moins un avis favorable au panier anti-inflation ! Vous ne pouvez pas laisser grossir les files devant les banques alimentaires.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSébastien Jumel :

Vous avez raison de souligner les effets pervers du dispositif ; nous aurons les mêmes avec le panier négocié par le Gouvernement avec la grande distribution. À ceux qui s'inquiètent du coût de ce texte, je signale que plusieurs grandes banques font en ce moment même l'objet d'une perquisition du parquet financier pour fraude fiscale. Pour financer les mesures luttant contre la précarité alimentaire, je propose donc que nous prenions le pognon là où il se trouve, c'est-à-dire chez ceux qui pratiquent la fraude fiscale !

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAnne-Laure Blin :

... le cas dans leur famille. Le tribunal a estimé qu'au cours d'un cycle de vingt repas successifs, il convient de proposer au moins quatre repas avec des viandes non hachées de bœuf, veau, agneau ou des abats de boucherie et ce, afin de garantir les apports en fer et en oligoéléments aux enfants. Si vous voulez garantir à tous les enfants une meilleure alimentation, il faut leur assurer un régime alimentaire équilibré, c'est-à-dire également à base de poisson et de viande.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrancesca Pasquini, rapporteure :

...ts et légumes. En réalité, le CO2 ne représente que 20 % des émissions et il provient en grande partie de la production d'engrais azotés, utilisés pour faire pousser les céréales qui nourrissent le bétail. Ces engrais, que nous importons à 67 %, sont une bombe climatique : la fabrication d'une tonne d'ammoniac à partir de gaz naturel émet deux tonnes de CO2. Comment peut-on parler de souveraineté alimentaire, alors que nous sommes si dépendants ? Peut-on se satisfaire que notre modèle agricole soit soumis aux fluctuations du prix du gaz ? Et il est illusoire de croire que nous pourrions produire ces engrais sur notre sol, tant il faudrait d'énergie décarbonée pour produire les 2 millions de tonnes d'engrais azotés consommés par la France. J'appelle aussi votre attention sur la déforestation importée...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAnne-Laure Babault :

...ure biologique. C'était il y a un an : il me semble nécessaire de faire le bilan de l'application de cette loi avant de prendre de nouvelles décisions. Par ailleurs, je crois malheureusement que nous n'avons pas des volumes agricoles suffisants pour appliquer la mesure que vous proposez. Je peux vous le dire car je constate, sur le terrain, combien il est difficile de mettre en œuvre les projets alimentaires de territoire. Comme notre collègue Buffet, j'estime que si l'on introduit une obligation, ce doit être au niveau du lycée, puisque les lycéens sont plus concernés par le bien-être animal et le réchauffement climatique.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAymeric Caron :

... scientifiques le recommandent pour lutter contre le réchauffement climatique. Le rapport du Giec le confirme, l'agriculture représente près d'un quart des émissions de gaz à effet de serre. La consommation de viande est à l'origine de la déforestation de terres, dévolues à l'élevage ou à l'alimentation du bétail, ainsi que de rejets de méthane. Seule une transformation profonde de nos habitudes alimentaires permettra de contribuer à la baisse durable des émissions de gaz à effet de serre. Pour y parvenir, il convient de miser sur la formation. Les amendements ont donc pour objet de sensibiliser les futurs professionnels du secteur de l'hôtellerie-restauration aux conséquences de la consommation de viande sur l'environnement et sur la santé. Ils visent ainsi à imposer dans les programmes des établi...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAymeric Caron :

Votre position me surprend. De la part d'une élue du groupe Écologiste, je m'attendais à une discussion sur le pourcentage, mais pas à un avis défavorable. Vous l'avez rappelé, il nous faut changer les habitudes alimentaires et, pour ce faire, former ceux qui préparent nos repas.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMurielle Lepvraud :

...es à destination des acteurs de la restauration collective. Pour réussir la transition écologique, il est indispensable de former ceux qui sont chargés de produire, de conseiller et de commander la nourriture que l'on trouve dans nos assiettes et dans celles de nos enfants. Le fait de proposer des menus équilibrés et vertueux, de limiter l'emploi de polluants plastiques et d'éviter le gaspillage alimentaire n'est pas encore une évidence pour tous et requiert certains savoir-faire. Le changement des habitudes alimentaires des Français est un chantier ambitieux qui permettra de faire d'importantes économies tout en préservant notre planète. Le contenu de l'assiette relève de l'intime mais, en s'y intéressant, l'État assumerait pleinement sa mission qui est d'éduquer, de prévenir et de soigner. Les cu...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAymeric Caron :

L'idée est une nouvelle fois de former les chefs aux changements alimentaires qui s'imposeront à nous dans les prochaines années, ainsi qu'aux nouvelles manières de cuisiner qui en découlent. Il s'agit donc de créer dans les programmes des établissements publics et privés de formation en hôtellerie-restauration un module obligatoire pour tous les élèves, d'une durée de vingt heures par an, afin de développer l'apprentissage de la cuisine végétalisée.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSandra Regol :

Malgré les travaux de la majorité – rapport de la mission d'information sur les sels nitrités dans l'industrie agroalimentaire et proposition de loi de Richard Ramos relative à l'interdiction progressive des additifs nitrés dans les produits de charcuterie – et le rapport de l'Anses, le principe de précaution semble prudemment mis de côté. Pourtant, selon la Ligue contre le cancer, quatre mille cancers par an pourraient être évités. En outre, dans l'histoire de France qui en est jalonnée d'exemples, le doute a souvent s...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMaud Petit, présidente :

Mes chers collègues, nous reprenons les auditions de la commission d'enquête sur le coût de la vie dans les collectivités territoriales régies par les articles 73 et 74 de la Constitution. Nous entendons, par visioconférence depuis La Réunion, Mme Claire Cerdan, géographe, chercheuse habilitée à diriger des recherches au Cirad. Mme Cerdan travaillant sur les modèles agroalimentaires localisés, l'autosuffisance alimentaire et le rôle des ressources territoriales dans la recomposition des territoires, nos questions devront se concentrer sur ses domaines d'expertise. Madame, je vous souhaite la bienvenue. Je vous remercie de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations. Avant de vous céder la parole, je rappelle que l'article 6 de ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGuillaume Vuilletet, président :

Vous dites qu'une restriction foncière due aux cultures historiques, aux usages ou à la nécessité de préserver le cadre naturel fait obstacle à l'autosuffisance alimentaire. Le lien entre pénurie foncière et autosuffisance alimentaire est-il dû aux tensions sur les marchés ou y a-t-il d'autres causes ? Vous évoquez la difficulté pour les familles monoparentales de disposer de revenus suffisants. Il y a quelques années avait été décidée la création d'un fonds qui permet d'avancer les pensions impayées, moyennant l'engagement d'actions à l'encontre des pères défailla...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJohnny Hajjar, rapporteur :

Comme le temps restant est court, je vous demanderai de compléter vos propos lors de cette audition par des réponses écrites. Pour améliorer l'autosuffisance alimentaire et la production locale, quels sont les éléments à développer ? Pouvez-vous estimer le poids de l'économie informelle dans l'économie de nos territoires ? Avez-vous des propositions concrètes pour transformer une partie de l'économie informelle en économie formelle ? Comment aller vers la formalisation, donc la traçabilité ? Vous avez évoqué les oligopoles et les monopoles constitués pour des r...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJohnny Hajjar, rapporteur :

Avez-vous mesuré l'effet sur les économies ultramarines des 80 millions d'euros que le plan « France Relance » a consacré aux projets alimentaires territoriaux ?

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Victor Castor :

Sur quels leviers agir ? Les personnes les plus touchées sont celles qui ont peu de revenus. Le panier de la ménagère se compose essentiellement du loyer, des transports, avec le coût du carburant, et des dépenses alimentaires. Concernant le logement, il faut réduire les coûts de construction, c'est-à-dire changer les modèles architecturaux dans le respect de nos modes de vie. Pour la Guyane, la question des transports soulève celle de la coopération puisque le carburant est deux fois moins cher au Surinam ; or nous n'y avons pas accès à cause des normes. L'alimentation nous ramène à l'autosuffisance alimentaire et ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJohnny Hajjar, rapporteur :

...étaires, sous des noms différents, sont responsables des éléments de la chaîne d'entreprises qui font venir le produit et le livrent aux distributeurs. Concrètement, que pouvez-vous dire du nombre élevé d'intermédiaires et de l'accumulation des marges ? Comment calculez-vous celles-ci ? J'aimerais aussi savoir quelle est la part, dans les achats de produits de consommation courante, des produits alimentaires. S'agissant des données sur lesquelles repose votre étude, disposez-vous de chiffres plus récents que ceux publiés par l'Insee en 2015 ? Parmi les solutions que vous proposez, j'ai entendu parler de commerce électronique, mais pas de la coopération régionale des territoires insulaires, qui me semble essentielle, compte tenu du fait que les territoires voisins sont à proximité immédiate, ce qui ...