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Interventions sur "alimentaire"

511 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDino Cinieri :

... l'agriculture. Le modèle agricole dominant est fondé sur le recours aux intrants, l'intensification et la spécialisation des territoires – pratiques qui sont, pour partie, préjudiciables à la biodiversité. Face à ce constat, l'agroécologie vise à allier biodiversité, écologie et agriculture en réduisant l'impact sur l'eau, les sols et la biodiversité, tout en répondant aux besoins économiques et alimentaires. Dans mon territoire d'Auvergne-Rhône-Alpes, l'agroécologie est perçue comme une agriculture capable de s'adapter à son milieu et de valoriser les ressources locales. Près de 10 % de la surface de la région est irriguée, principalement dans les zones de plaine et la vallée du Rhône, pour satisfaire non seulement les besoins des grandes cultures, telles que la viticulture et l'arboriculture, mais...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrancesca Pasquini :

Les défaillances de nos modes de production sont le reflet des déséquilibres de nos régimes alimentaires. Alors que la production actuelle est suffisante pour nourrir non seulement la population actuelle mais aussi les 10 milliards de personnes prévues en 2050, 690 millions de personnes ne mangent pas à leur faim dans le monde, et près de 2 milliards sont obèses ou en surpoids. Près d'un Français sur dix est en situation d'insécurité alimentaire, soit plus de 8 millions de personnes, phénomène aggr...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSandrine Le Feur :

...avoir une ambition nationale plus grande que celle de l'Europe, alors que l'on sait que son exemplarité lui permet de jouer un rôle dans les discussions au sein de l'Union et que chaque gain environnemental local permet de faire face à l'urgence écologique. La préservation de la biodiversité se joue en premier lieu sur notre territoire. Renoncer à notre ambition aura des effets sur la résilience alimentaire et revient à s'aligner sur le plus petit dénominateur commun. La logique voudrait que la France s'engage à promouvoir activement une ambition agroécologique renouvelée au niveau européen. Votre ministère envisage-t-il pour cela d'être davantage actif dans le cadre des travaux menés au sein du Conseil européen dans les prochains mois ?

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Pierre Vigier :

...en conséquence, notamment en optimisant la gestion de l'eau – comme nous le faisons. Confrontés aux bouleversements environnementaux, les agriculteurs ne nous ont pas attendus et adaptent leurs pratiques et leurs cultures. Si nous conservons comme seule pratique l'agroécologie – et je ne souhaite pas opposer les pratiques agricoles entre elles –, comment pourrons-nous parvenir à la souveraineté alimentaire à terme, et éviter ainsi d'importer des produits de très mauvaise qualité ?

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaLaurence Heydel Grillere :

...on d'alerte. C'est inédit. Nous avions l'habitude des sécheresses estivales et on faisait avec. Mais en raison du dérèglement climatique, l'hiver devient aussi une saison sèche. La question de l'accès à l'eau et de sa gestion devient primordiale pour l'ensemble de nos concitoyens, et tout particulièrement pour les agriculteurs. Il y va de la survie des filières agricoles et de notre souveraineté alimentaire. La France importe déjà 40 % des légumes et 60 % des fruits consommés. Cette dépendance ne peut nous satisfaire. Quelles sont les actions envisagées pour recouvrer notre souveraineté alimentaire et en ce qui concerne l'accès à l'eau des agriculteurs ?

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAnnick Cousin :

Dans son discours prononcé à la Sorbonne le 26 septembre 2017, le Président de la République avait fait de la souveraineté alimentaire un objectif impérieux pour la politique agricole commune. Il invitait alors à envisager cette dernière de manière inédite, afin qu'elle « nous [protège] face à ces grands aléas, à la volatilité des marchés mondiaux qui pourrait mettre en péril la souveraineté alimentaire de l'Europe […] ». Mais, pendant six ans de gouvernance Macron, la France n'a cessé de voir sa production baisser. La surface...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPierre Vatin :

Comment faire pour concilier reconversion agroécologique, productivité, concurrence déloyale intraeuropéenne et réduction des importations pour retrouver la souveraineté alimentaire ?

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJohnny Hajjar, rapporteur de la commission des affaires économiques :

...l'impôt sur le revenu baisse dans l'Hexagone, il explose dans les Drom, réduisant ainsi considérablement et directement le pouvoir d'achat. La commission d'enquête devra donc proposer des solutions concrètes pour améliorer le pouvoir d'achat des ménages. En deuxième lieu, la vie chère en outre-mer découle du niveau des prix. L'Insee a identifié en 2015 des écarts de prix criants sur les produits alimentaires de près de 40 %. On retrouve ce problème dans tous les domaines : les dépenses contraintes des ménages, des entreprises, des associations et des collectivités l'illustrent particulièrement bien. Plusieurs facteurs expliquent ces écarts de prix majeurs : l'insularité et l'éloignement géographique avec l'Hexagone induisent des coûts d'approche des biens très importants. De même, l'exiguïté des ter...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMax Mathiasin :

...ur place et à se faire communiquer tout document utile, qui l'autorisent également à demander à la Cour des comptes de procéder à des enquêtes, nous permettra de mettre en évidence les différents facteurs concourant à la vie chère et de formuler des propositions pour orienter les politiques publiques afin d'y remédier. Nous pourrons ainsi analyser la formation des prix et des marges des produits alimentaires, le rôle de la TVA et de l'octroi de mer, le poids des oligopoles, des industriels, des importateurs, des distributeurs ou encore du fret. Nous pourrons aussi évaluer le bien-fondé et l'attractivité des différents boucliers qualité prix mis en œuvre actuellement outre-mer, en analyser la pertinence et les élargir à des familles de produits de première nécessité, comme les pâtes ou les conserves....

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Hugues Ratenon :

...les départements et les régions d'outre-mer. Les niveaux de vie médians de la Martinique et de la Guadeloupe sont inférieurs de 20 à 23 % par rapport à celui de l'Hexagone. À La Réunion, ce taux est inférieur d'un tiers et en Guyane de moitié. À Mayotte, enfin, le niveau de vie médian ne représente qu'un sixième de sa valeur hexagonale. Dans tous les territoires d'outre-mer, les prix des produits alimentaires sont de plus en plus inaccessibles et l'accès à internet représente un coût beaucoup plus élevé qu'en métropole. De même, les fournitures scolaires sont largement plus chères. Permettez-moi de prendre quelques exemples. Il n'est pas normal que le lait en poudre 3e âge coûte 10,89 euros dans les grandes surfaces d'Ivry-sur-Seine et entre 14 et 15,59 euros à La Réunion, soit ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMansour Kamardine :

...un discours prononcé à l'occasion des Assises des outre-mer, le problème du coût de la vie dans les départements et les régions d'outre-mer : « La vie chère, a-t-il dit, elle a une explication parfois géographique ou d'organisation, quand il faut importer des matériels et des denrées qui viennent de plusieurs milliers de kilomètres, et nous allons lutter contre cela en développant la souveraineté alimentaire et énergétique de nos territoires. Mais, parfois, la vie chère est aussi entretenue dans les territoires par les acteurs économiques, qui, parce qu'ils sont en situation de monopole, font payer cinq ou dix fois le prix normal. L'Autorité de la concurrence, l'ensemble des services de l'État compétents, en particulier la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression d...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMansour Kamardine :

...nants structurels de la cherté de la vie évoqués dans l'exposé des motifs de la proposition de résolution, en particulier des revenus beaucoup plus faibles qu'en métropole. Pour mémoire, à Mayotte, le Smic est inférieur de 20 % au Smic national, la pension de retraite s'élève à 276 euros en moyenne et les prix des biens sont bien plus élevés que dans l'Hexagone, particulièrement ceux des produits alimentaires, qui ont subi, de surcroît, une inflation de 29 % en un an. Or les dotations aux collectivités des outre-mer sont clairement inférieures à celles des collectivités de droit commun, en raison notamment d'une estimation de leur population par l'Insee inférieure de 30 % à la population réelle. À cela s'ajoute une spécificité de Mayotte : l'absence de statut de grand port maritime pour le port de L...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMaud Petit :

...utre-mer est une ancienne et lourde réalité. En 2018, le niveau de vie médian annuel le plus élevé aux Antilles et à La Réunion était de 17 000 euros, contre 24 000 euros en Île-de-France. La dernière enquête économique de l'Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF) a révélé que les prix étaient supérieurs de 39 % dans ce territoire par rapport à ceux de l'Hexagone. Les produits alimentaires sont principalement concernés par les écarts de prix. Rendez-vous compte : selon l'Insee, le différentiel par rapport à l'Hexagone est de 37 % à La Réunion, de 42 % en Guadeloupe, de 45 % en Guyane et atteint même 48 % en Martinique !

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMaud Petit :

Dans un rapport remis à la délégation aux outre-mer en 2019, nos collègues Lénaïck Adam et Claire Guion-Firmin rappelaient l'importance de cette catégorie de dépenses pour les ménages : les dépenses alimentaires représentent 16 % à 17 % des dépenses de consommation, et jusqu'à 24 % à Mayotte. C'est énorme quand il s'agit de se nourrir ! Les exemples étant plus parlants que les longs discours, en voici quelques-uns. Un paquet de café soluble de 200 grammes est deux fois plus cher en Martinique qu'en métropole – 10,62 euros au Lamentin, contre 4,24 euros au Havre. Un paquet de quatre yaourts coûte 1,37 eu...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPhilippe Naillet :

...milles les plus modestes, la part des dépenses contraintes s'élève à 37 % des ressources totales. Cela signifie que, dès le début du mois, les familles réunionnaises ont la tête sous l'eau. Les chiffres – pas ceux du Parti socialiste ni de la NUPES mais bien ceux de la Croix-Rouge – montrent qu'en 2021, dans un département français, celui de La Réunion, une famille sur dix a eu recours à un colis alimentaire. Telle est la réalité sociale de notre territoire ; telle est la réalité de la cherté de la vie à La Réunion. Je tiens à préciser que certaines mesures ont été prises, c'est vrai. Le bouclier qualité prix est une réalité ; l'observatoire des prix, des marges et des revenus (OPMR) en est une autre – mais il n'a pas suffisamment de moyens pour faire son travail ; le décret relatif à l'aide excepti...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaEmmanuelle Ménard :

...nion et 53 % en Guyane ; il atteint même 77 % à Mayotte, contre 14 % en France métropolitaine. Toujours selon l'Insee, dans une étude datant cette fois de 2015, les prix s'avèrent plus élevés dans les départements ultramarins que dans l'Hexagone : ils le sont de 12 % aux Antilles, de 11,7 % en Guyane et de 7 % à La Réunion et à Mayotte. Un tel écart provient majoritairement des prix des produits alimentaires : en la matière, le différentiel par rapport à l'Hexagone s'élève à plus de 37 % à La Réunion, 42 % en Guadeloupe, 45 % en Guyane et 48 % en Martinique ; il atteint même 64 % à Mayotte. De tels écarts s'expliquent non seulement par la grande dépendance des territoires ultramarins aux produits importés, qui représentent 74 % des achats des distributeurs, mais aussi par l'importance des frais de ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaKarine Lebon :

...moralisatrices d'un gouvernement qui, lorsque nous demandons le droit à la différence, nous reprend en proclamant haut et fort le principe d'égalité avec l'Hexagone ; mais qui, en même temps, lorsque nous demandons à bénéficier d'une égalité de revenus, de prix et de traitement, justifie la différence que nous subissons par notre éloignement. Je rappelle que, hors inflation, les prix des produits alimentaires à La Réunion sont supérieurs de 28 % à ceux pratiqués dans l'Hexagone. La France ne serait-elle pas si « une et indivisible » qu'on le prétend ? N'avons-nous d'endémique que notre pauvreté et nos problèmes ? Ces inégalités sont à la base même du manque de confiance et de la déconnexion entre nos populations et la République. La création d'une commission d'enquête chargée d'étudier et d'évaluer ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFatiha Keloua Hachi, rapporteure de la commission des affaires culturelles et de l'éducation :

 « Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ? Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ? » Par ces mots, Victor Hugo, dans le poème Melancholia, dénonçait le travail des enfants. Autre époque, autre combat : aujourd'hui je suis devant vous pour dénoncer la précarité alimentaire de nos étudiants. Le 1er février dernier, devant la commission des affaires culturelles et de l'éducation, je défendais ma proposition de loi visant à assurer un repas à 1 euro à tous – je dis bien tous – les étudiants. Dans sa rédaction d'origine, cette proposition de loi permettait à tous les étudiants, de manière universelle, de se nourrir pour 1 euro, dans l'ensemble des sites de restauratio...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFatiha Keloua Hachi, rapporteure de la commission des affaires culturelles et de l'éducation :

... nous sommes tous spectateurs. Selon les données recueillies par l'Observatoire national de la vie étudiante en 2021, 18 % des étudiants ne mangent pas à leur faim. Attardons-nous sur ce constat, qui porte sur la France d'aujourd'hui. Comment, dans une société comme la nôtre, attachée aux valeurs de solidarité, pouvons-nous accepter que près d'un étudiant sur cinq ne puisse répondre à ses besoins alimentaires fondamentaux ? Si la cruauté de cette situation a été mise en lumière pendant la crise sanitaire, marquant ainsi une étape dans la prise de conscience collective, cette réalité existait déjà auparavant. Les acteurs du monde associatif tels que le Secours populaire et les Restaurants du cœur avaient déjà constaté la présence de nombreux jeunes et étudiants lors de leurs distributions alimentaire...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFatiha Keloua Hachi, rapporteure de la commission des affaires culturelles et de l'éducation :

À la suite de la crise sanitaire, de nouveaux mécanismes de solidarité ont été instaurés en faveur des étudiants, trop souvent à leur propre initiative. Des associations comme Copl sont apparues, prenant une place considérable dans la distribution d'aide alimentaire d'urgence. D'autres organisations, comme les syndicats étudiants Unef, Fage ou l'Alternative, ont poursuivi leurs actions. Face à la gravité de la situation sanitaire et sociale, le gouvernement précédent avait abaissé le tarif des repas servis dans les Crous, le faisant passer de 3,30 euros à l euro pour les boursiers en septembre 2020. Le bénéfice de cette mesure a été étendu à l'ensemble des ...