Les amendements de Boris Vallaud pour ce dossier
47 interventions trouvées.
Laissez-moi terminer, chers collègues. J'ai bien compris que vous n'étiez pas désireux, vous non plus visiblement, de beaucoup avancer – du moins n'en faites-vous pas la démonstration – mais j'ai des questions précises parce que nous abordons le cœur de la réforme. Plusieurs économistes disent qu'une augmentation de 10 % du taux d'emploi des se...
…d'où nous aurions éventuellement pu conclure s'il fallait ou non cette réforme des retraites, dont je pressens qu'elle ne se serait pas avérée nécessaire ? Quel est le taux d'emploi des seniors, notamment des femmes, que vous escomptez après ce report de deux ans du départ de l'âge à la retraite ? Quelle est l'incidence sur leur santé de ce re...
Je souhaite contribuer à ce débat, qui semble passionner la majorité, vu le nombre d'amendements qu'elle a déposés à ce sujet. Admettons que l'index seniors fonctionne. Quel sera alors l'effet d'éviction d'une génération sur une autre ? Ne devrions-nous pas déjà imaginer un index juniors ?
Ce dont nous avons envie de parler ici, c'est de la réforme des retraites et de certains sujets que nous avons commencé à aborder, notamment la pension minimale à 1 200 euros ; nous avons bien des questions à poser au ministre, en vue d'apporter des éclaircissements aux Français. J'ajoute qu'il faut ici défendre ce à quoi l'on croit avec convi...
et j'en appelle à la sérénité et à la maîtrise de chacune et de chacun. Cela vaut pour nous toutes et tous : il faut que chacun ait le désir, désormais, de dire ce à quoi il croit, de combattre – comme nous le ferons – avec énergie, détermination et conviction cette réforme inique, et que nous nous en tenions à ce combat-là.
Le ministre a évoqué la pension minimale à 1 200 euros sans préciser si cette mesure concernait les personnes ayant exercé leur activité à temps partiel et à temps plein. Il a également évoqué des revalorisations sans indiquer si elles atteindraient toutes 1 200 euros. Or, lorsqu'on étudie la ventilation par décile, on s'aperçoit que, pour les ...
Nous abordons le nœud de cette réforme. Au fond, vous prétendez équilibrer un déficit de la pire des façons : avec un impôt dégressif sur la vie. Ceux qui n'ont pas grand-chose vont payer beaucoup et ceux qui ont beaucoup ne vont pas payer grand-chose ! J'insiste, dans cette question des seniors réside le point central du problème. Les deux me...
Les interventions de certains témoignent de leur amour pour une forme expéditive de démocratie – en insistant plus, d'ailleurs, sur l'aspect expéditif que sur la démocratie, mais je n'en suis pas étonné.
Nous soumettons dans cet hémicycle moins d'amendements que votre texte ne brisera de vies. Il est donc juste que nous puissions en parler. M. Delaporte rappelait que la loi sur les retraites ouvrières et paysannes de 1905 avait nécessité dix-huit mois de travail en commission et cinq mois de débats dans l'hémicycle.
Vous avez le droit de mépriser la démocratie sociale, de ne pas écouter les organisations syndicales et les citoyens qui défilent par millions dans les rues. Vous avez le droit de mépriser le débat parlementaire, mais il en demeurera quelque chose demain ; c'est grave. Au fond, ce débat sur les régimes spéciaux est symptomatique de vos circonl...
Je n'y peux rien, c'est la réalité : vous prélevez un impôt sur la vie, sur le dos des classes populaires et moyennes. Vous aurez beau tourner les choses de toutes les façons, ce seront bien elles qui passeront à la caisse.
Il se fonde sur l'article 70, alinéa 2, du règlement. Je comprends la réaction du ministre. Hier, il a répondu à un orateur sans se rendre compte que celui-ci reprenait une question que lui-même avait posée il y a quelques années,…
Pourtant il est constant sur un point : il était contre la retraite à 62 ans en 2010 ; il est encore contre la retraite à 62 ans aujourd'hui !
Voici dans quelle pensée je monte à la tribune : je m'y présente avec gravité, car je n'ignore rien de l'espérance que suscite le débat parlementaire, celle de vous voir renoncer à la réforme brutale et injuste que vous maintenez avec une obstination incompréhensible, envers et contre tous, Français et syndicats. Car la vérité, la voici : « le...
Tels sont, sans exégèse et sans intermédiaire, les propos du président du COR. Le reste est mensonge et se heurte au réel. Plutôt qu'à un dérapage des dépenses, nous assistons à une diminution des recettes, que vous organisez de la plus vile des manières en appauvrissant les fonctionnaires, dont le pouvoir d'achat baissera de 11 % d'ici la fin ...
Mesurons la gravité et la vilenie de cette politique : vous creusez artificiellement le déficit des retraites. La vérité, la voici encore : votre réforme, c'est un impôt. Un impôt que vous prélevez sur la vie des gens. Un impôt injuste, dégressif, qui prend beaucoup à ceux qui possèdent peu et peu à ceux qui possèdent beaucoup. Un impôt sur la...
Messieurs les ministres, nous ne nous laisserons pas abuser par les hochets que vous promettez à la droite pour obtenir son soutien. Je recommande à mes collègues de ne pas s'y laisser prendre.
Votre réforme est un impôt sur la vie. J'ose reprendre à mon compte la formule utilisée par la CGT en 1910 : votre réforme, c'est « la retraite pour les morts ».
Elle aggrave toutes les injustices, approfondit toutes les inégalités : c'est du sel jeté sur les plaies de la vie. Après la réforme, la probabilité de mourir avant d'atteindre l'âge de la retraite augmentera deux fois plus pour les plus modestes que pour les plus aisés.
Comme si la vie ne leur était pas déjà plus dure, vous voulez que la retraite leur soit plus courte ; vous les condamnez à une retraite de moins de cinq ans ou passée dans la maladie. Vous tuez l'espérance d'un départ à la retraite en bonne santé et sans souffrance. Votre réforme est un impôt sur la vie des femmes, qui en seront les grandes pe...