D'où votre refus du débat, au point de reprocher aux députés d'exercer leur droit constitutionnel d'amendement.
Non, la réalité ne vous rend pas grâce : elle vous accable. La voici : 21 000 lits fermés sous le précédent quinquennat, fermetures partielles ou totales de services d'urgences, tri des patients, y compris des plus jeunes en pédiatrie, creusement des inégalités territoriales et socio-économiques face à la santé, crise des vocations et personnels sous-payés, pénurie de médicaments, et j'en passe.
Vous nous avez refusé le droit de défendre notre vision de votre projet de loi de financement de la sécurité sociale, que vous avez d'ailleurs l'audace de présenter comme un texte « d'engagement et d'investissement pour notre système de santé ».