Mme Huet, ce que vous avez mentionné concernant les ressorts de la peur de témoigner est particulièrement intéressant. La seule personne qui a souhaité que son nom soit divulgué est quelqu'un qui jouissait déjà d'une certaine notoriété et qui, de par son talent et sa réputation, retrouverait probablement du travail. Les autres, bien que talentueux, ne bénéficient pas de cette notoriété. Cela soulève une question importante.
J'aimerais comprendre pourquoi, même lorsque des faits graves sont avérés et que des preuves existent, certaines personnes hésitent à dénoncer collectivement. On pourrait penser qu'elles se protègent mutuellement et qu'elles ne souffriront pas de cette situation. Bien sûr, la présomption d'innocence doit toujours être respectée. Cependant, si les preuves sont irréfutables et comparables, on peut s'attendre à ce que la personne incriminée soit condamnée.
Pourquoi alors cette réticence à témoigner ? Est-ce simplement la peur de perdre son emploi, même si, en théorie, elles pourraient retrouver du travail et avoir agi de manière juste ? Ou est-ce aussi la crainte de briser la carrière d'une personne qui, malgré des actes répréhensibles, reste un artiste ?