Concernant la question du manque de données, dans toutes les politiques publiques des solidarités et de la santé, nous demandons des états des lieux partagés par territoire. Cela fait plusieurs années que nous soutenons ce sujet auprès de différents ministres. Nous avons eu l'opportunité d'en discuter avec plusieurs ministres ces dernières années, y compris au niveau des ARS et des conseils départementaux. Il est essentiel d'objectiver l'état des besoins. Les données qui sont disponibles – car heureusement nous disposons tout de même de données – doivent permettre d'établir un état des lieux prédictif, par exemple de la situation dans cinq ans. Je parle ici du cas de la protection de l'enfance, mais cela s'applique à toutes les politiques publiques. L'État possède ses données, les départements ont les leurs, les régions aussi, notamment en matière d'aménagement du territoire et de formation, tandis que les communes ont une visibilité de terrain. Nous estimons également disposer d'une visibilité, à la fois par l'action concrète de nos associations sur le terrain, par nos unions régionales, les uriopss, ainsi qu'à l'Uniopss au niveau national. Cependant, ce travail d'état des lieux partagé n'est pas réalisé.