Le ministre de l'Europe et des affaires étrangères ne pouvant être présent, il me charge de vous répondre. Le réseau des établissements français dans le monde participe au rayonnement de notre modèle éducatif et à l'influence de la France. Les établissements de la Mission laïque française y contribuent pleinement puisque ses élèves représentent un cinquième des effectifs du réseau de l'enseignement français à l'étranger.
L'action de la MLF s'inscrit d'ailleurs dans une longue histoire ; c'est un partenaire primordial qu'il nous tient à cœur de préserver.
Le ministère de l'Europe et des affaires étrangères a pleinement conscience de la situation financière délicate dans laquelle se trouve l'association. L'État la soutient – il a accepté le report du paiement de la contribution due à l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) pour 2024.
Nous serons également attentifs au plan de redressement qui permettra à la Mission de sortir de cette situation. Enfin, l'accord-cadre entre la MLF et l'AEFE sera repensé.
L'audit interne mené par les services financiers de la Mission a permis de formuler des recommandations, présentées lors du conseil d'administration de janvier dernier. Des efforts sont nécessaires, avec une priorité pour les établissements de la zone Europe, qui rencontrent les plus grandes difficultés à l'échelle du réseau.
Le plan de redressement adopté par l'association est une nécessité, au vu des comptes qu'elle a publiés pour son assemblée générale de février 2024. Ces efforts sont la condition de la pérennité de l'association et de ses établissements.
La MLF étant une association indépendante, le calcul interne du redressement opéré sur les établissements européens lui revient entièrement, mais tout a été fait pour que la hausse des frais de scolarité soit limitée et pour que l'impact sur les familles soit le plus modéré possible.
Soyez certains que le ministre suit, et suivra, la situation avec la plus grande attention.