Je comprends en revanche que vous ne soyez pas d'accord avec le choix de ce terme. J'ai pris acte de ce qui a été dit par la commission et de la nécessité de retenir une terminologie plus conforme à celle qui est adoptée dans d'autres formations. Néanmoins, certains instituts universitaires de technologie (IUT) portent le nom de bachelor universitaire de technologie (BUT). Ne racontons donc pas d'histoires, le terme « bachelor » existait déjà. Cependant, la nouvelle terminologie me paraît bonne.
Ensuite, ce diplôme vise à développer des compétences techniques d'excellence et des connaissances académiques. Je donnerai un avis favorable à l'amendement qui vise à préciser les domaines particuliers dans lesquels les jeunes seront formés.
Enfin, nous avons évoqué en commission l'intégration des établissements d'enseignement privé. C'est une bonne chose, car nous avons besoin de conforter le maillage territorial en nous appuyant sur les petites villes et les villes moyennes. Or une des grandes forces des établissements agricoles est leur présence dans des territoires dans lesquels il y a peu d'établissements d'enseignement. Il aurait été dommage de ne pas intégrer l'enseignement privé, ce qui a été fait par voie d'amendement en commission.
Il est rare que M. Jumel et moi soyons d'accord, mais je ne peux que le rejoindre lorsqu'il reconnaît le fait que, historiquement, un équilibre s'est constitué entre enseignement agricole public et privé. Nous n'avons nulle intention d'ouvrir des guerres qui n'ont jamais existé entre les deux, et d'ailleurs nous n'aurions aucun intérêt à le faire. Les agents qui travaillent dans l'enseignement agricole public et ceux qui travaillent dans l'enseignement privé ont également trouvé un équilibre ; nous, responsables politiques, ne sommes pas là pour réveiller des guerres qui n'existent pas entre eux. Il y a assez de difficultés entre d'autres secteurs pour que nous n'en créions pas là où il n'y en a pas. L'équilibre que nous avons trouvé en commission doit être préservé ; il permet à l'enseignement privé d'offrir ces formations sans dénaturer les choses.
L'article 5 complète le dispositif de formation et répare un trou dans la raquette des diplômes auxquels pouvaient accéder les jeunes. Monsieur Jumel l'a dit : la montée en compétence est nécessaire et contribue à l'attractivité des métiers agricoles.