Intervention de Laurent Ridel

Réunion du mercredi 16 mars 2022 à 10h10
Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la république

Laurent Ridel, directeur de l'administration pénitentiaire :

C'est une question complexe, qui relève essentiellement du champ politique, que je ne représente pas ici. J'ai toujours connu le statut de DPS, depuis mon entrée dans l'administration pénitentiaire en 1985. Il me paraît nécessaire, même s'il n'a pas produit d'effets suffisants s'agissant du détenu Elong Abé. Nous avons affaire à une matière humaine riche, variée et complexe. Nous devons avoir à notre disposition des outils réglementaires pour adapter notre prise en charge. Il me paraît important de pouvoir assurer un repérage d'un certain nombre de détenus, afin d'adopter des mesures de surveillance et de porter une attention redoublée aux mouvements, notamment à l'extérieur. Il appartient à l'autorité politique de réfléchir aux critères du DPS. Sur les six critères actuels, certains sont d'ordre strictement pénitentiaire – tels que l'évasion ou la tentative d'évasion, ainsi que le comportement en détention – tandis que d'autres, extérieurs au milieu pénitentiaire, concernent par exemple l'appartenance à une mouvance terroriste, le retentissement et la gravité des faits, ou l'ordre public.

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