Je partage avec vous l'idée que ces grandes technologies nécessitent une planification, comme nous l'expliquons depuis des décennies. Le deuxième aspect – vous en avez parlé – concerne l'éducation. La France n'est pas à la hauteur sur la compréhension de l'intelligence artificielle, de ses possibilités et de ses risques. L'ONU s'alarme par exemple sur le risque de confier la bombe atomique à l'IA.
Je suis très attaché à la liberté et m'interroge sur la faculté de l'IA à pouvoir l'entraver, au regard des données personnelles qui sont déjà agglomérées par les systèmes numériques, qu'il s'agisse des téléphones, des moyens de paiement, sans parler de la reconnaissance faciale. Dès lors, je me dis que ma liberté peut être entravée par ceux qui maîtriseront ces systèmes d'intelligence artificielle, qu'il s'agisse des États mais surtout des entreprises privées.
En conséquence, il faudrait que la communauté internationale s'accorde sur une régulation, instaure des bornes, de la même manière qu'elle l'a fait en matière de clonage. Qu'en pensez-vous ?