Notre responsabilité consiste dès lors à préserver ce modèle social unique, en enrichissant et donc en votant le PLFSS pour 2024. Certes, la Constitution contraint l'examen du texte par le Parlement. Pour autant, cela n'équivaut pas à donner un blanc-seing d'irresponsabilité à l'opposition, comme les plus de trente heures d'examen du texte en commission ont parfois pu le laisser penser.
Oui, les contraintes budgétaires existent. Oui, ce projet de loi s'inscrit dans une trajectoire de programmation des finances publiques. Oui, les comptes publics se doivent de tendre vers l'équilibre.
Cette exigence de responsabilité a animé le groupe Démocrate dans l'examen du texte en commission. Vouloir financer de nouvelles dépenses par des recettes équivalentes, ce n'est pas aller à l'encontre de la solidarité, c'est au contraire la rendre possible et surtout pérenne !
Nous nous devons de veiller au bon financement de notre sécurité sociale pour être capables de faire face au lendemain. Et pour établir un PLFSS sérieux et responsable, il faut le replacer dans le contexte du moment.