Il vise à affecter un financement complémentaire au service public de l'audiovisuel en restaurant et en augmentant le rendement de la taxe sur la publicité télévisuelle supprimée en 2018.
La publicité audiovisuelle représente 3,5 milliards par an. Nous pensons qu'il est important qu'elle participe au financement du service public de l'audiovisuel, qui remplit des missions d'intérêt général. Cette publicité, bien souvent omniprésente sur les chaînes privées, témoigne d'une société poussant toujours plus à la consommation. Si s'adresser aux consommateurs permet des gains considérables, il ne faut pas oublier que le consommateur est avant tout un téléspectateur et, surtout, un usager d'un service public de l'audiovisuel.
Nous proposons de nous adresser un peu moins au consommateur et un peu plus à l'usager contribuable. Nous souhaitons qu'une petite partie de l'argent dépensé pour produire des publicités pour Coca ou les SUV aide à financer de la création, des documentaires et de l'investigation. Cet amendement contient donc aussi un message politique, celui d'une lassitude à l'égard de l'omniprésence de la publicité et de l'incitation à la consommation qui ne prend en considération aucun critère social ou environnemental. Nous ne pouvons pas accepter la présence de telles mannes financières, alors que, dans le même temps, on a demandé à France Télévisions d'appliquer depuis quatre ans un plan d'économies de 190 millions d'euros.
Monsieur le ministre, j'ose espérer une réponse, car je n'en ai pas eu pour mes trois derniers amendements – je crois qu'à ce moment, vous utilisiez votre téléphone ou vous discutiez.