J'ai souvenir de son billet sur la décision bruxelloise. Dans l'immédiat, je ne vois pas à quoi vous faites référence mais la position que vous évoquez est cohérente avec l'analyse de sa prise de position concernant Bruxelles.
En revanche, une dernière petite chose est apparente dans ce dossier : il était évident, tant pour Uber que pour Neelie Kroes, que la question était sensible, qu'il fallait faire attention aux positions prises et se méfier des ONG qui pourraient demander l'accès à des documents. Cela nous a d'autant plus troublés que nous pouvions voir que la demande de documents n'avait pas été traitée de la manière la plus diligente qui soit.
Une enquête de l'Office européen de lutte antifraude (Olaf) sur Neelie Kroes est en cours. La Commission européenne, malgré ce qu'a pu faire l'ONG Corporate Europe Observatory, à l'origine de la première demande, n'a pas vraiment reconnu que la mauvaise réponse à la demande de l'ONG posait problème. On revient à la question de la confiance des citoyens. Si, quand on demande l'accès aux contacts entre un responsable politique et une entreprise, on ne vous donne pas la bonne réponse et si vous vous apercevez par la suite que des rendez-vous ont été cachés, alors on s'interroge. Pourquoi ? Est-ce un hasard ? Les recherches ont-elles été mal faites, ou bien y a-t-il eu une intervention ? Nous n'avons pas les réponses mais ces questions se posent forcément.