Intervention de Julien Denormandie

Séance en hémicycle du vendredi 30 octobre 2020 à 9h00
Projet de loi de finances pour 2021 — Mission agriculture alimentation forêt et affaires rurales (état b)

Julien Denormandie, ministre de l'agriculture et de l'alimentation :

Vous posez deux questions distinctes. La première est celle de l'aide alimentaire dans la période actuelle. Je ne reviens pas sur le constat, que je partage en tous points, comme je l'indiquais au député Jumel. L'aide alimentaire octroyée pendant le confinement ne dépend pas uniquement, loin de là, de la mission « Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales ». Pendant le premier confinement, j'ai dû, en tant que ministre chargé de la ville et du logement, éditer, pour la première fois depuis l'après-guerre, des bons alimentaires, en sus du soutien apporté aux associations distribuant de l'aide alimentaire. Je n'ai pas hésité une seconde à le faire car, en matière d'aide alimentaire, il n'y a pas le début d'une hésitation à avoir : il faut y consacrer tous les moyens nécessaires. Avec Olivier Véran et Emmanuelle Wargon, nous évoquions encore, voilà quelques jours, les aides alimentaires à déployer partout en France. Nous prendrons les mesures nécessaires en ce sens.

La deuxième question est celle de la justice sociale dans l'accès à l'alimentation. Il nous faut absolument reconnaître que l'injustice en la matière est réelle et que les cantines scolaires constituent précisément un lieu où nous pouvons lutter contre elle. C'est pourquoi j'ai oeuvré pour que, dans le cadre du plan de relance, nous consacrions 50 millions d'euros aux seules cantines et 80 millions d'euros aux projets alimentaires territoriaux, parce que c'est ainsi que nous pourrons accroître structurellement l'approvisionnement en produits frais, locaux et de qualité dans les territoires, notamment dans la restauration collective. J'ajoute en outre – nous n'en avions pas parlé – que 30 millions d'euros seront alloués, dans le cadre du volet agricole du plan de relance, à des initiatives de soutien aux épiceries solidaires ou à d'autres structures comparables. Ces crédits s'ajouteront à l'action traditionnellement menée par le ministère des solidarités et de la santé, qui possède la compétence dans ce domaine.

Au total, ce sont 160 millions d'euros qui sont dédiés à cette question dans le cadre du plan de relance : j'y suis plus que sensible et ma mobilisation en la matière est totale. Les inégalités sociales face à l'alimentation doivent être combattues chaque jour, notamment grâce aux cantines scolaires, qui doivent proposer davantage de produits frais, locaux et français.

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