Intervention de Sébastien Jumel

Séance en hémicycle du lundi 25 octobre 2021 à 15h00
Projet de loi de finances pour 2022 — Mission enseignement scolaire (état b)

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSébastien Jumel :

Savez-vous pourquoi notre débat ressemble parfois à un dialogue de sourds ? Ce n'est pas parce que nous fassions preuve de mauvaise foi – et vous non plus, monsieur le ministre. En réalité, cela vient essentiellement du fait que nous ne disposons pas d'outils de pilotage statistique consolidés de la gestion des AESH et, plus largement, de l'inclusion. Il en résulte qu'à l'heure de ce débat, vous êtes incapable de nous dire précisément quelles sont les quotités horaires exercées par les AESH au quotidien, ni quelles sont les quotités horaires des AESH présents devant des enfants au sein des PIAL. De ce fait, le service public de l'inclusion n'est pas encore vraiment constitué.

Par ailleurs, chacun ici devrait rester modeste, car celui qui a fait la véritable révolution en matière d'école inclusive, c'est le président Chirac avec la loi de 2005 – puisque nos collègues de droite ne le disent pas, je suis obligé de le faire ! Depuis, on ne fait que patiner. Pour ma part, j'ai reconnu les efforts budgétaires et le volontarisme qui a trouvé une traduction budgétaire en faveur de l'inclusion, mais ce n'est pas cela que nous parlons aujourd'hui. La question qui nous occupe, c'est la nécessité d'établir un véritable statut reconnaissant la spécificité, le bienfait, l'importance de la profession d'AESH. C'est pourquoi j'ai repris l'amendement qui visait à faire bénéficier ces métiers du lien de l'indemnité liée à l'exercice en REP et REP+.

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