Intervention de Pascal Brindeau

Séance en hémicycle du jeudi 7 mai 2020 à 15h00
Prorogation de l'état d'urgence sanitaire — Motion de rejet préalable

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPascal Brindeau :

Parmi les critiques diverses émises par notre collègue Stéphane Peu sur le projet de loi qui nous est soumis et, plus globalement, sur la politique gouvernementale depuis le début de la crise, il en est deux que je trouve légitimes.

La première porte sur le ton martial choisi par le chef de l'État et traduit par la phrase : « Nous sommes en guerre » à plusieurs reprises lors de son intervention, qui a créé un climat peu propice à la confiance des citoyens en la majorité et en la capacité de l'exécutif à gérer l'évolution de la crise sanitaire. C'est l'un des objets du débat que nous devons avoir sur le projet de loi, et la raison pour laquelle nous ne voterons pas la motion de rejet préalable.

Le deuxième reproche légitime porte sur le rôle du Parlement et sur les droits des parlementaires, même si l'on peut comprendre que ces droits aient été réaménagés dans les circonstances actuelles. Le président Chassaigne, même si son rappel au règlement n'était pas fondé sur le bon alinéa, a parfaitement exprimé un sentiment partagé par beaucoup d'entre nous s'agissant des conditions de notre travail : l'absence de certains ministres en séance peut s'entendre, mais je m'étonne que le ministre de la santé, pourtant chargé du texte, n'ait pas été présent en commission hier. Son audition a été repoussée pour les raisons que l'on sait, et je ne les conteste pas. Mais qu'il n'y ait pas de représentant du Gouvernement lorsque nous débattons des mesures dans le détail, et que des amendements arrivent en dernière minute, c'est un problème.

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