Intervention de Jean-Michel Blanquer

Séance en hémicycle du mardi 23 octobre 2018 à 15h00
Questions au gouvernement — Violences à l'école

Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse :

Personnellement, je le fais depuis le début. J'ai même dit être le « ministre des professeurs », car je sais bien que c'est de cette façon qu'on peut être le ministre des élèves.

Le respect de l'autorité signifie que tout fait signalé doit effectivement être suivi d'une sanction appropriée.

L'échelle de l'établissement est celle du travail d'équipe, ce qui signifie que l'établissement doit être soutenu par le rectorat, l'académie, dès que surviennent de gros problèmes. Ainsi, au lycée Gallieni de Toulouse dont je parlais tout à l'heure, nous avons répondu à l'appel à l'aide qui nous avait en quelque sorte été lancé – je m'y suis rendu personnellement – et nous avons rétabli l'ordre, au bénéfice de tous, y compris d'ailleurs des élèves contrevenants : ceux-ci en effet sont les premiers à savoir que lorsqu'on rétablit l'ordre, c'est aussi dans leur intérêt. C'est en réalité dans l'intérêt de chacun : les enfants et les adolescents ont besoin qu'on fixe des limites.

Et puis il y a les abords de l'établissement, qui supposent, cette fois-ci, un travail interministériel et une collaboration avec les collectivités locales. C'est pourquoi, avec Christophe Castaner, nous avons entamé les travaux qui vont nous permettre d'afficher les nouvelles mesures de sécurité, notamment aux abords des établissements. Nous entendons lutter en particulier contre les phénomènes de bande et le trafic de drogue, qui empoisonnent aussi nos écoles, car les écoles importent les problèmes de la société. C'est peut-être même la difficulté principale.

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