Intervention de Patrick Vignal

Séance en hémicycle du mardi 27 mars 2018 à 15h00
Questions au gouvernement — Violences à l'université de montpellier

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPatrick Vignal :

Madame la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, j'associe à cette question l'ensemble de mes collègues députés de l'Hérault ; nous nous sommes réunis dès vendredi soir, très préoccupés par la situation.

Plus jeune, j'ai appris que l'éducation était la seule arme pour lutter contre la violence. Or, dans la nuit du jeudi 22 mars, des violences inouïes ont eu lieu dans l'enceinte de l'université de Montpellier : des hommes encagoulés, armés de bâtons, ont voulu expulser des étudiants qui occupaient le lieu pour manifester contre la réforme des conditions d'accès à l'enseignement supérieur que vous avez présentée.

Un groupe armé – semblable à une milice d'un temps pas si ancien – a pu s'introduire dans l'université. Ces délinquants armés ont tenté de faire justice eux-mêmes, mais il n'est pas ici question de justice ! Ils ont tenté d'imposer leur loi, ce qui, surtout dans une faculté de droit, constitue une obstruction à la démocratie. On peut d'ailleurs se poser la question des complicités dont ils ont bénéficié.

Les universités françaises sont à nouveau en proie à des protestations étudiantes ; les universités de Toulouse, de Grenoble, de Lille et de Paris-1 connaissent des blocages.

Chers collègues, l'université est un lieu de savoir, d'échange, de construction de l'esprit et non pas un lieu de démolition de l'humain à coups de morceaux de palettes cloutés !

Madame la ministre, il n'y a pas de liberté possible sans éducation, sans culture. La jeunesse n'a pas toujours raison, mais ceux qui la frappent ont toujours tort. Pouvez-vous m'indiquer les mesures que vous avez d'ores et déjà prises, ou que vous envisagez de prendre, afin de régler cette situation ?

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