Intervention de Charles de Courson

Séance en hémicycle du mardi 16 novembre 2021 à 15h00
Projet de loi de finances pour 2022 — Explications de vote

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCharles de Courson :

Ce résultat est d'ailleurs quelque peu faussé car une partie de la dette est cachée sous la forme de prime d'émission, ce qui, à la fin 2021, a diminué la dette publique au sens de Maastricht de plus de 100 milliards d'euros – ce qui ne représente que 4 % du PIB…

Notre groupe ne nie pas les effets de la crise, mais c'est aussi votre gestion défaillante des finances publiques et votre absence de maîtrise des dépenses publiques qui ont conduit à ce bilan désastreux. Dès 2019, le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) vous alertait déjà et rappelait que la France, à la différence de la quasi-totalité des pays européens, n'avait pas encore amorcé une réduction réelle de son ratio entre dette publique et PIB, pas plus qu'elle n'avait mis en place un contrôle efficace de la hausse de ses dépenses.

Second constat : en cinq ans, la hausse de la dépense publique a capté 60 % de celle de la richesse de notre pays, plombant la compétitivité de nos entreprises.

Entre 2017 et 2022, le PIB nominal est passé de 2 291 milliards à 2 587 milliards d'euros, soit – vous avez tous fait le calcul – une hausse de 296 milliards. Sur la même période, les dépenses publiques sont, elles, passées de 1 262 à 1 444 milliards, soit un bond de 182 milliards d'euros. En d'autres termes, vous avez capté 60 % de la richesse créée en dépenses publiques supplémentaires,…

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