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Interventions sur "drapeau"

34 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaRichard Ferrand :

Madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, « il n'est pas d'idéal, aussi beau soit-il, qui ne doive s'accrocher à un symbole » : c'est par ces mots que le Conseil de l'Europe décrivait l'importance du drapeau européen, en 1951, dans son mémorandum. Soixante ans plus tard, le groupe La République en marche vous propose d'adopter une résolution qui invite le Gouvernement à promouvoir les symboles européens, et en particulier la Journée de l'Europe. Cette initiative revêt à nos yeux une importance particulière. Nous nous reconnaissons tous comme les héritiers des Lumières et de la Révolution, de Roussea...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaRichard Ferrand :

...uropéen. Par cette résolution, nous invitons le Gouvernement à mettre en oeuvre l'action du président de la République et la nôtre dans cette reconnaissance des symboles de l'Union européenne. Les symboles européens rendent tangible ce qui est impalpable. Ils incarnent l'appartenance à l'Union européenne. Chacun d'entre eux constitue un pan de notre projet commun : les douze étoiles en cercle du drapeau mettent en image l'union de nos peuples, l'Ode à la joie exhorte à la fraternité et à la paix, et notre devise, « Unie dans la diversité », invite à dépasser les frontières des nations et les différences des peuples, tandis que la Journée de l'Europe évoque le souvenir de la déclaration du 9 mai 1950 du ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman, qui est l'acte fondateur du process...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaRichard Ferrand :

... collective sur laquelle nous avons été élus est européenne. Elle n'est pas celle du repli, du refus de partager, ni même de la méfiance de l'autre. La recomposition politique à laquelle nous assistons depuis mai dernier divise clairement ceux qui pensent que nous, Européens, partageons un avenir commun et ceux, nationalistes, qui pensent que nous serions mieux seuls. À l'Assemblée nationale, le drapeau européen pavoise aux côtés du drapeau français depuis 2008. Installé pour symboliser la présidence française de l'Union européenne, son maintien depuis près de dix ans souligne l'attachement des députés en faveur du projet européen. Or, pour la première fois, en octobre 2017, un groupe politique est venu contester cette présence au sein de l'hémicycle. Mais il s'agit sans doute de la dernière de...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDamien Abad :

...munauté de destin. Les symboles font partie intégrante de notre démocratie et de notre République. C'est le choix souverain de la France que de construire l'Europe avec ses symboles, avec son projet et avec la volonté politique caractérisant la construction de l'Union européenne, que le symbole a traduite en réalité concrète. Ces symboles sont nombreux. Il en existe cinq au niveau européen : le drapeau, l'hymne, la devise – « Unie dans la diversité » – , l'euro et la fameuse Journée de l'Europe. Je veux dire à celles et ceux qui brandissent aujourd'hui le drapeau français dans l'hémicycle que ce n'est pas parce que nous arborons le drapeau européen ici, dans cet hémicycle, que le drapeau français disparaît. Bien au contraire, nous pouvons à la fois porter l'espérance française et l'espérance eu...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDamien Abad :

Je souhaite dire à Mme Le Pen qu'elle aurait mieux fait de porter la voix de la France au Parlement européen : cela aurait été beaucoup plus utile que d'apporter de petits drapeaux ici, dans l'hémicycle.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDamien Abad :

N'en déplaise à M. Mélenchon et à ses amis, je suis de ceux qui préfèrent le drapeau européen au drapeau rouge. Je vous dirai aussi très clairement que malheureusement, leurs visions ressemblent parfois à un retour pur et simple au nationalisme d'antan, saupoudré d'une méfiance maladive à l'égard de l'Allemagne.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Louis Bourlanges :

Première question : qui ? Qui sommes-nous, nous qui tentons depuis soixante-dix ans de nous reconnaître les uns les autres, en tâtonnant, les yeux bandés dans cette étrange partie de colin-maillard géopolitique ? Partons un instant du drapeau, ce cercle de douze étoiles éclairant une nuit d'azur. L'empreinte chrétienne de cette symbolique à la fois apostolique et mariale ne fait guère de doute.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Louis Bourlanges :

...u retour de menaces gravissimes inédites, nous sentons au plus profond de nous-mêmes que c'est sur cet héritage-là que nous perdrons ou que nous gagnerons la partie. C'est là, et nulle part ailleurs, que se joue notre avenir. Deuxième question : quoi ? Que voulons-nous faire ensemble et continuer de faire séparément ? Là encore, le Protocole nous aide à formaliser la question, qui précise que le drapeau de l'Europe sera placé à côté du drapeau national. Cet « à côté » est admirable : c'est un appel à la subsidiarité. Il nous invite à faire de ce concept non pas le jappement néo-poujadiste habituel mais, plus authentiquement, l'effort nécessaire de réflexion sur un partage rationnel des compétences. Est-ce d'ailleurs autre chose, cet « à côté » là, que la version spatialisée de l' « en même temp...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Paul Lecoq :

Madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, pour nous, le destin de l'Europe, notre destin, est une affaire non pas de symboles, mais de contenu. Le problème n'est pas tant de savoir où planter un drapeau, mais ce qu'il dit, ce qu'il représente. Quel sens symbolique et politique revêt-il pour les peuples européens ? Nous croyons dans la force des symboles dès lors que ceux-ci portent une réalité commune, comme c'est le cas pour notre hymne, la Marseillaise, notre effigie, Marianne, et notre devise, « liberté, égalité, fraternité », qui nous rappelle constamment que sans égalité ni fraternité, il ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Paul Lecoq :

...x » ! Nous, députés communistes, nous engageons à répondre à cette volonté populaire parce que nous préférons convaincre plutôt qu'imposer. C'est pourquoi nous voterons contre cette proposition de résolution inspirée par des calculs politiciens. Que pour les peuples et les citoyens d'Europe l'hymne à la joie devienne véritablement l'hymne de la joie dans la construction européenne ; dès lors, le drapeau de l'Union pourra flotter avec fierté au côté du drapeau français.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMarietta Karamanli :

... écrit en 1936 Jacques Bancel, éminent géographe, dans Géographie et politique, la géographie, si elle peut être mise au service d'une politique, doit surtout rendre compte des genres de vie. À ce titre, l'Europe est une aire de civilisation composée de plusieurs modes de vie. Elle est aussi un projet politique qui ne saurait se résumer à un projet institutionnel. Ainsi, les symboles que sont le drapeau composé de douze étoiles d'or sur fond bleu formant un cercle en signe d'union, l'Ode à la joie, la Journée de l'Europe et l'euro constituent des éléments de reconnaissance et ressortissent à une pratique commune, ce qui les rend estimables. Ils ne sont pas imposés par une loi supranationale. Les ignorer ou les interdire équivaut à nier une réalité. On raconte que les Gardes rouges, soucieux d'i...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlexis Corbière :

...us qui avons été candidats, que choisir un slogan, une couleur d'affiche ou le titre d'un tract n'est pas chose facile. Un mot, une couleur : l'esthétique révèle toujours des idées sous-jacentes. En fin de compte, ce débat est peut-être un hommage à notre groupe, dont les membres – notamment notre président, Jean-Luc Mélenchon – ont mis en cause, dès leur entrée au Palais Bourbon, la présence du drapeau européen dans cet hémicycle. Celle-ci ne va pas de soi : il n'a pas toujours été là ! Nous avons défendu au début du mois d'octobre, en vain, un amendement visant à faire en sorte que seuls le drapeau tricolore français et celui de l'ONU soient arborés dans cet hémicycle.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlexis Corbière :

...l'affirme au nom de notre groupe, chers collègues de la majorité : nous sommes très honorés d'avoir suscité cette proposition de résolution présidentielle ! Néanmoins, le Président de la République s'est un peu emmêlé les pinceaux ! Courant octobre, le chef de l'État a adressé au président du Conseil européen un courrier réaffirmant l'attachement de la France aux symboles européens, notamment au drapeau étoilé. Mais il n'en a pas le droit ! Ce courrier procède d'une forme d'illégitimité, ce qui justifie d'ailleurs la présentation de cette proposition de résolution.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlexis Corbière :

Vous convoquez au titre d'attendus législatifs des textes qui au mieux ignorent et au pire rejettent la symbolique européenne. Vous citez par exemple l'article 16 du décret du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires, qui pourtant ne mentionne pas une seule fois le drapeau ou l'hymne européens. La circulaire du 4 mai 1963, que vous convoquez également au titre d'attendu législatif, prévoit que « le drapeau tricolore reste le seul emblème qu'il convient d'arborer sur les bâtiments publics pour la célébration des fêtes nationales ».

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlexis Corbière :

...a ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ? », les Français ont clairement répondu « non » à près de 55 % ! C'est pourquoi Nicolas Sarkozy, lors de l'adoption du traité de Lisbonne, a mis de côté la question des symboles de l'Europe dans la déclaration no 52. Tout cela, chers collègues de la majorité, vous ne pouvez pas l'ignorer ! La déclaration no 52 affirme que « le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d'or sur fond bleu, l'hymne tiré de « L'Ode à la joie » de la Neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven, la devise « Unie dans la diversité », l'euro en tant que monnaie de l'Union européenne et la Journée de l'Europe le 9 mai… »

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlexis Corbière :

Nous l'avons déjà évoquée lors du débat suscité il y a un mois par l'amendement que j'évoquais tout à l'heure. Adopter un drapeau directement inspiré d'une apparition mariale ne nous semble pas conforme aux valeurs héritées des Lumières !

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlexis Corbière :

… Catherine Labouré voyait – selon ses dires – la Vierge Marie, en pleine oraison du soir, dans la chapelle du couvent des soeurs de la Charité. Elle aurait alors reçu l'ordre de faire frapper une médaille dont l'une des faces représente Marie entourée de douze étoiles. Nous y voici ! 120 ans plus tard, lorsque le Conseil européen chercha à se doter d'un drapeau, ce médaillon inspira Arsène Heitz qui dessina douze étoiles dorées sur fond bleu ! Préférées à des étoiles disposées selon l'emplacement des capitales des pays membres de l'époque, préférées aussi à quinze étoiles disposées en cercle – car l'Allemagne ne voulait pas que la Sarre soit représentée – , ces douze étoiles dorées formant un cercle sur fond bleu ont été adoptées comme drapeau par le C...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlexis Corbière :

C'est l'histoire, chers collègues, et les faits sont têtus ! Notons que cette date correspond – coïncidence ? – à la fête de l'Immaculée Conception. C'est donc notamment parce qu'il est chargé de cette symbolique religieuse que nous rejetons ce drapeau. Nous ne voulons pas que la religion s'immisce de quelque manière que ce soit dans la vie publique.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlexis Corbière :

Nos institutions, nos symboles, nos lois et règlements doivent être fermés à toute symbolique religieuse. Cette laïcité est pourtant nécessaire, tant aux croyants des différents cultes qu'à ceux qui ne croient pas. Elle permet à chacun de pratiquer librement ses convictions religieuses ou de vivre son athéisme sans que quiconque ne vienne s'y opposer. Chers collègues, adopter un drapeau d'inspiration chrétienne reviendrait à faire entrer une religion là où ni elle ni les autres ne doivent pénétrer. Nous le refusons, non pas parce que nous serions opposés aux Églises ou à leurs fidèles, mais bien parce que nous entendons protéger la place qui leur est accordée par la République et dont le périmètre a justement été réfléchi pour permettre l'émancipation de chacun, sans gêner qui q...