Retrouvez ici le bilan complet des anciens députés de la précédente législature

Interventions sur "désertification médicale"

20 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPhilippe Vigier :

Madame la ministre des solidarités et de la santé, la question de la désertification médicale nous rassemble régulièrement. Vous êtes l'héritière d'une situation impossible et vous avez pris un certain nombre de dispositions, mais, comme nous vous l'avons déjà dit plusieurs fois, il faut les amplifier car les difficultés sont encore à venir ; en effet, les mesures décidées il y a quelques mois ne produiront, hélas, leurs effets que bien plus tard. Je vous interrogerai sur trois points pr...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPaul Molac :

La désertification médicale des milieux ruraux s'accentue et concerne l'ensemble du secteur médical : absence de médecins généralistes, fermeture de laboratoires d'analyses médicales, raréfaction des spécialistes, fermeture et perte de valeur des pharmacies… Même les kinésithérapeutes ne prennent plus de nouveaux patients ! Je ne représente pourtant pas un territoire déprimé, bien au contraire : sa population augmente et sa...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaYannick Favennec-Bécot :

Depuis plusieurs décennies, les majorités qui se sont succédé ont préféré, reconnaissons-le, les incitations financières à l'installation pour lutter contre la désertification médicale. Disons-le sans détour : ces mesures, qui ont mobilisé énormément d'argent public, n'ont pas produit les effets escomptés. Pire, la fracture médicale s'est aggravée. La désertification médicale, qui touchait surtout les territoires ruraux et les banlieues, gagne désormais le coeur des métropoles, qui connaissent leurs premières difficultés. Il s'agit donc d'une urgence nationale et, surtout, d'un...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCaroline Fiat :

Madame la ministre, vous avez souvent prôné le développement de la télémédecine pour lutter contre la désertification médicale. Dès 2017, nous vous avons alertée à ce sujet sur nos bancs. Je disais alors : « Le recours à la télémédecine est un peu trop souvent décrit comme la solution miracle aux déserts médicaux ». Je citerai également notre collègue Quattenens : « Les innovations techniques ne sont pas la solution à tous nos problèmes d'organisation. [… ] [La télémédecine] peut en effet permettre de diagnostiquer à l'...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCaroline Fiat :

Dans nos campagnes, dans nos banlieues, les délais pour être soigné sont parfois scandaleusement longs, et la situation ne fait qu'empirer. Le département de l'Orne, par exemple, pourrait perdre la moitié de ses médecins généralistes au cours des quatre prochaines années. Cette désertification médicale, qui engorge nos services d'urgences, amène en outre de nombreux Français à renoncer aux soins. Qu'il s'agisse des médecins généralistes ou des médecins spécialistes, notamment les ophtalmologistes, les pédiatres et les gynécologues, l'accès aux soins se détériore. Dans ce contexte de crise majeure, il semble totalement aberrant d'autoriser les praticiens à pratiquer des dépassements d'honoraire...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaStéphanie Rist :

...pas par des exigences financières, comme certains voudraient le faire croire, mais par la recherche de soins de qualité, guidée par le principe du bon soin, au bon moment et au bon endroit. L'accès aux meilleurs soins en toute sécurité et à proximité de son domicile permet de replacer le patient au coeur du système de santé. Je viens d'une région, Centre-Val de Loire, profondément touchée par la désertification médicale. La labellisation des hôpitaux de proximité permettra à des hôpitaux locaux, comme celui de Beaugency dans ma circonscription, de développer leur offre de soins et de diversifier leurs activités afin de mieux s'adapter aux besoins des patients. Ces hôpitaux de proximité seront attractifs pour des professionnels de santé, aujourd'hui plus implantés autour de gros centres hospitaliers. Alors que n...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaStéphane Travert :

Notre pays se trouve confronté depuis quelques années à des phénomènes de désertification médicale qui touchent principalement les territoires ruraux, mais désormais aussi les villes. Vous affrontez cette dure réalité avec beaucoup de courage et de détermination et nous vous soutenons évidemment dans votre action. La permanence des soins, nécessaire pour nos concitoyens, se trouve fortement fragilisée par la désertification et l'hôpital en subit également l'onde de choc, ainsi que le montrent...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaRamlati Ali :

Depuis l'arrivée du Gouvernement en 2017, nous nous sommes dotés d'un arsenal législatif notable, comportant diverses mesures de lutte contre la désertification médicale. Elles ont, certes, été déployées sur tout le territoire national, mais avec certaines disparités. Je pense particulièrement aux outre-mer. En matière de désertification médicale, on observe en outre-mer une densité très inférieure à la moyenne nationale. Deux territoires sont particulièrement affectés : la Guyane et Mayotte. En effet, alors que l'hexagone compte environ 437 médecins, généralist...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaEmmanuelle Anthoine :

En 2020, dans notre pays, 148 cantons se trouvent sans médecin généraliste libéral. Ce constat alarmant est le symptôme d'une désertification médicale doublée d'une métropolisation de l'offre de soins. Nous en sommes ainsi arrivés à la situation suivante : nous ne formons pas assez de médecins et ceux-ci ne s'installent pas là où nous avons besoin d'eux. Cette réalité est encore aggravée par les fermetures de maternités, de services d'urgence et d'autres spécialités hospitalières dans les territoires ruraux. Ces disparitions de services de san...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMaxime Minot :

...e, ce dispositif avait suscité un intérêt certain et transpartisan. Aussi a-t-il été modifié par le Sénat et intégré à la version finale du texte, ce dont je me félicite. En effet, sans remettre en cause la liberté d'installation à laquelle je suis attaché, car la contrainte ne peut conduire à une installation durable, il permettra de susciter des vocations tout en luttant concrètement contre la désertification médicale et en répondant à cette recherche de personnels.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Pierre Vigier :

Nous le savons, la désertification médicale est un problème malheureusement bien installé dans de nombreuses communes, notamment dans les communes rurales. L'accès aux soins est rendu toujours plus difficile par la fermeture progressive de cabinets de médecins. Lors de l'examen de la dernière loi santé, diverses solutions ont été proposées afin de lutter contre cette désertification, comme la mise en place d'un stage obligatoire de six mo...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPatrick Loiseau :

...territoires, beaucoup de Français rencontrent des difficultés pour consulter un médecin généraliste, ce qui peut mener à un encombrement inutile des services d'urgences, qui doivent être réservés à des pathologies plus graves. Il en va de même pour les spécialistes : les délais d'attente sont très souvent de plusieurs mois. L'une des réponses apportées par le plan « ma santé 2022 » au défi de la désertification médicale est la mutualisation des compétences et le regroupement des professionnels dans des structures de prise en charge globale, telles que les maisons ou centres de santé. L'exercice isolé de la médecine doit devenir une exception. Il s'agit aussi d'attirer davantage de jeunes médecins, notamment en zone rurale. Ces difficultés d'accès aux soins se rencontrent particulièrement dans mon département, l...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaNadia Essayan :

La loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé reconnaît la pratique avancée pour la profession infirmière. La France rejoint ainsi plusieurs autres pays qui ont déjà développé cette pratique. Il s'agit d'une innovation majeure pour notre système de santé et d'une réponse concrète, parmi d'autres, à la désertification médicale qui touche nombre de nos départements dont le mien, le Cher. La pratique avancée vise à améliorer l'accès aux soins et la qualité des parcours des patients, tout en réduisant la charge de travail des médecins sur des pathologies ciblées. Elle favorise la diversification de l'exercice des professionnels paramédicaux et débouche sur le développement des compétences vers un haut niveau de maîtrise ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMarguerite Deprez-Audebert :

Madame la ministre, je souhaite à mon tour appeler votre attention sur la désertification médicale, problème bien connu qui entrave le bon fonctionnement des territoires et pèse sur les collectivités locales. Selon une enquête publiée en novembre dernier, près d'un médecin généraliste sur deux refuse de nouveaux patients, à l'échelle nationale. Dans ma région, les Hauts-de-France, classée dernière de notre pays dans toutes les statistiques de santé, la proportion atteint 59 %. Si de nombreux ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSylvie Tolmont :

La désertification médicale et ses implications en matière d'accès aux soins désespèrent nos concitoyens. Afin d'y apporter une réponse, le groupe Socialistes et apparentés a déposé plusieurs propositions de loi visant à créer un dispositif de régulation de l'installation des médecins au moyen d'un conventionnement sélectif. Ce dispositif permettrait d'éviter des phénomènes de concentration médicale et aurait pour vertu d'...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJoël Aviragnet :

Les chiffres de l'ordre des médecins, de la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques – DREES – et de l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé – IRDES – appellent tous le même constat : la désertification médicale continue de progresser dans notre pays. C'est particulièrement vrai dans les territoires les moins bien dotés, où les outils incitatifs ne suffisent pas à attirer de nouveaux médecins. Un rapport de la Cour des comptes avait déjà démontré que les nombreux instruments incitatifs à la disposition de l'assurance maladie et de l'État n'ont pas permis de lutter suffisamment contre les disparités terr...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPatricia Lemoine :

Si un département s'avère particulièrement affecté par la désertification médicale, c'est bien la Seine-et-Marne, où je suis élue, puisqu'elle est classée, au plan national, au 97e rang sur 101 pour le nombre des généralistes rapporté à la population. Selon UFC-Que choisir, 86 % des médecins généralistes refusent ainsi de nouveaux patients. Ceux-ci se tournent donc vers les services des urgences, saturés en raison notamment d'effectifs restreints. Le Grand Hôpital de l'Est fra...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaChristophe Naegelen :

La désertification médicale croissante menace l'égalité d'accès aux soins et n'épargne aucun territoire. Face à ce constat alarmant et en l'absence de coordination nationale pour remédier à la fracture médicale, chacun a essayé à son niveau de s'emparer de la problématique de l'organisation des soins sur le territoire. Les aides de l'assurance maladie, les nouvelles conventions médicales, les contrats démographiques, la r...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAgnès Thill :

...ntendu, je mesure également l'intérêt de la télémédecine dans bien des endroits où la médecine est désertée. Vous n'ignorez pas que la situation dans l'Oise – comme ailleurs en France – est catastrophique. Un maire avait même pris un arrêté interdisant de mourir dans sa commune, car il avait mis six heures à trouver un médecin qui accepte de certifier un décès. Nous connaissons les raisons de la désertification médicale, et j'ai conscience que vous tentez réellement d'agir et de pourvoir à tout ce qui n'a pas été fait depuis des décennies. Pourrait-on changer le mode de calcul de la présence des médecins sur le territoire, pour qu'il corresponde mieux à la réalité du terrain ? Comment, par ailleurs, aider les médecins à s'installer ? Leur présence plus nombreuse atténuerait les problèmes que rencontrent actuell...